Dès les premiers instants qui ont suivi le séisme de Spitak le 7 décembre 1988, la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur, s’est mobilisée pour fournir hommes, matériel et aide financière aux Arméniens, peuple cher au cœur des Français de Provence. Progressivement, cette aide d’urgence apportée à la Région de LORI s’est écartée du seul domaine humanitaire pour venir soutenir d’autres pans de l’économie arménienne.

Depuis 2012, ce soutien technique et financier de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur a notamment ciblé deux volets essentiels du développement économique local : tourisme et patrimoine.

Concernant ces filières, la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur a soutenu l’association française Les Hautes Terres de Provence®, office de tourisme intercommunal des Alpes de Haute-Provence, pour accompagner dans son organisation touristique la vallée minière de la Débed, baptisée Pays Toumanian, du nom du célèbre poète arménien originaire de cette partie septentrionale de l’Arménie.

De manière originale, un ambitieux partenariat public-privé a été constitué sous l’impulsion de la préfecture de LORI entre l’entreprise VALLEX et les communes afin de créer une fondation pour le développement touristique « LORI ». Avec le soutien financier de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et technique des Hautes Terres de Provence® (HTP), un office de tourisme intercommunal a été inauguré à Alaverdi en septembre 2015.

Le modèle entrepreneurial d’office de tourisme a la particularité d’alimenter le coût de son fonctionnement par des recettes touristiques engendrées sur des projets étudiés et gérés par ses services par opposition au modèle conventionnel dont le coût de fonctionnement repose exclusivement sur des subventions. Le premier vit des subsides des touristes tandis que le second pèse sur la population et l’impôt.

Dans cette optique, plusieurs projets ont été élaborés et proposés aux communes composant le pays toumanian en région de LORI suivant plusieurs filières : environnement, biodiversité, culture, sport et patrimoine. C’est sur cette dernière filière que la priorité a été mise pour concevoir une exposition permanente, gérée par l’office de tourisme du pays toumanian, organisée dans une chapelle du monastère d’Akhtala. Cette exposition, réalisée sur le modèle d’un centre d’interprétation, laissera une large part à la mine, aux minéraux et aux hommes à travers les Âges avec comme porte d’entrée, Jacques de Morgan, ingénieur des Mines français, pionnier de l’archéologie moderne, ayant résidé en fin de XIXe siècle à Akhtala. L’essentiel du matériel archéologique de ses fouilles est entreposé dans les réserves du Musée d’Archéologie National français de St Germain-en-Laye qui a accepté le principe d’un prêt dans le cadre de ce projet. Le monastère d’Akhtala attire déjà de nombreux touristes grâce à son site remarquable et aux fresques polychromes du XIIe siècle en excellent état de conservation qui ornent son église Ste Mère-de-Dieu, les plus belles d’Arménie.